Mon témoignagne

Ce qui m'a poussée à me mettre nue sur une plage naturiste et le plaisir que j'ai eu et que j'ai encore !

Je me présente : Fabienne Fontaine. Je suis née en 196... (euh, ça commence à faire vieux, mais disons dans la seconde moitié des années 60), enfance... euh, oui, bon, j'ai eu une enfance... Mais j'ai eu une adolescence perturbée. J'étais en internat au lycée, très destabilisée par ce nouveau "régime". J'étais très mal dans ma peau. Mais une équipe de professeurs géniaux avaient décidé de monter un voyage de fin d'année exceptionnel. Au cours de ce voyage, un garçon m'a draguée (enfin, si on peut dire, car il était tellement timide, que s'en était très maladroit). Ce fut deux années agréables mais ce garçon qui passait beaucoup de temps en ma compagnie (dès qu'il le pouvait, il me rejoignait), à cause sa timidité maladive (à ce point là, ce n'était pas possible), ne m'a jamais embrassée, ni même tenue la main. Pourtant, j'avais fait de gros efforts mais rien n'y faisait. A l'internat, un soir, je me suis glissée dans le lit de ma voisine. La première nuit, nous avons juste dormi l'une contre l'autre. La nuit suivante, nous nous sommes carréssées les seins mais sans aller plus loin. Ensuite, nous sommes allées de plus en plus loin, jusqu'à se masturber l'une et l'autre, tout ça au milieu de la chambrée à l'internat, ce qui pimentait notre plaisir. J'a raconté mes aventures féminines à mon petit copain de l'époque, espérant que ça l'aurait fait réagir mais rien ! Décidemment, je ne voyais pas comment faire...

Après le bac, nous nous sommes plus jamais revus (il est parti en classe prépa. Ma voisinne d'internat est partie en fac...) Ont suivi pour moi, dix années de galère, de sollitude, seule le soir et le week-end devant ma télé. Un ami m'avait fabriqué un décodeur pirate (il ne marche plus aujourd'hui, dommage), et les samedi soir de chaque mois, cela permettait de me contentée seule en me masturbant. Le dimanche soir me permettait aussi de me titiller le clitoris.. C'était lentement que le temps passait, mais il passait ! C'est bien son habitude d'ailleurs ! Je pensais que c'était de ma faute, j'étais laide, c'est pour ça que personne ne voulait de moi. Puis, je pense que je suis devenue plus timide que mon premier (et seul) petit copain. C'était un comble.

Je me rappelle bien, c'était il y a dix ans maintenant, pour le week-end du 14 juillet 1994, je me suis rendue sur le littoral des Landes, juste en dessous d'Archachon. J'avais emprunté une tente et j'ai campé pendant 5 jours, en me promenant et en profitant des plages océanes. J'avais repéré une plage naturiste, j'avais envie mais je n'osais pas. J'avais envie de me mettre nue au soleil, de me baigner nue mais là au milieu de tous ces gens. Coquine, j'étais passée en me promenant, mais habillée, le long de l'océan, cela m'avait intimidé, les hommes qui jouaient aux raquettes avec leur sexe qui pendouillait. Mais personne ne semblait geiné. Des gens de toute age étaient là dans la plus simple appareil (même, s'il y a à mon gout, une majorité de personne du troisième age). Mais il y avait aussi bien des familles avec des adolescents qui s'amusaient, des femmes entre-elles, des jeunes couples...

Le lendemain, je me suis jetée à l'eau. En marchant, j'ai depassée la partie où il y avait le plus de personnes, pour avoir au minimum une centaine de mètres entre moi et les personnes les plus proches. J'ai étalé ma serviette et je me suis mise nue. Aussitôt déshabillée, je suis allée à l'eau. Malgré les vagues un peu fortes, j'ai pu nager, nue dans l'océan, ressentir l'eau sur tout mon corps et surtout les parties, habituellement enfouies sous du tissu, même si celui-ci est parfois très petit (cependant, mes maillots de bains se sont toujours limités à des choses très strictes, maintenant, c'est toujours le cas, car je ne les utilise plus qu'en piscine municipale). Cela m'a fait un bien inimaginable, une sensation de liberté que je n'avais jamais éprouvée auparavant. Après cette baignade, je me suis entendue sur la plage, offrant pour la première fois mon corps entier aux rayons du soleil. De nouveau, j'ai éprouvé un plaisir immense, mes fesses, mon sexe respiraient enfin, si, du moins, on peut le dire. Encore aujourd'hui, j'ai du mal à exprimer cette nouvelle sensation que je découvrais pour la première fois. Il faut le vivre par soi-même pour le croire. Et ce n'est pas du tout la même sensation que lorsque l'on prend une douche. On est enfermé chez soi, tandis que sur une plage, encore plus, sur ces plages immenses de la côte Landaise, c'est la liberté dans toute sa grandeur qui s'exprime.

Un quart d'heure plus tard, c'était une autre sensation que j'ai ressentie lorsqu'une famille, habillée du pied à la tète, est passée devant moi. Je l'ai avait vue arriver de loin. J'ai eu la tentation de m'habiller, du moins de remettre le bas. J'avais tellement avancé sur la plage que je ne savais plus si c'était encore la partie naturiste ou non. Mais j'ai bataillé contre moi, en décidant de rester nue. J'avais l'impression d'être une petite fille qui faisait quelque chose que sa maman lui avait interdit de faire. J'avais une sensation de culpabilité, mais aussi j'étais sure de moi, j'allais exister par moi-même, qu'importe les conséquencesc ! J'ai aussi eu la tentation de me mettre sur le ventre, ne laissant voir que mes fesses, dissimulant mon sexe sous moi. Non, il fallait que j'assume, que je reste sur le dos, offrant à la vue de quiconque ma toison jusque là cachée. Quand la famille est arrivée à mon niveau, que j'étais sur qu'ils pouvaient me voir nue, je crois que mon coeur n'a jamais battu aussi fort. La moindre tulipe aurait palie devant le rouge écarlate de mes joues (je suis très blanche de peau, alors, forcément, ça devait se voir). Mais ils sont passés devant moi, sans me regarder (ils venaient aussi de la partie naturiste de la plage...). Moi ? J'étais heureuse. La première fois de ma vie, j'avais fait quelque chose qui sortait de l'ordinaire, je m'étais battue contre moi-même, et je m'étais fait plaisir, sans que cela ne gêne personne. Le lendemain, je suis retournée sur cette plage, de bon heure, pour qu'il y ait le moins de personne mais, je ne me suis pas éloignée. Je suis restée parmis les autres naturistes. Lorsque j'ai enlévé ma petite culotte, je crois que j'ai rougi à nouveau comme la veille. Mais c'était un véritable plaisir. Je me suis allongée au soleil un petit temps, puis je suis allée me baigner. J'ai hésité longtemps, avant d'y aller. Il fallait me lever, nue, et marcher, nue, jusqu'au bord de l'eau. J'ai enfin pris mon courage à deux mains et j'y suis allée. L'aller a été dur : je regardais partout autour de moi, si on me ragardait, mais ce n'était pas le cas. Et dans l'eau à marée descendante, j'ai pu nager sans vague. Non, vraiment, c'est un plaisir immense que de sentir l'eau sur soi. Le retour à la serviette s'est fait plus naturellement. J'ai passé le reste de la journée entre la bronzette, étendue sur ma serviette et les bains de mer, en jouant dans la vagues (une bonne vague qui finit dans les fesses, s'est vivifiant !). Mais avaec la marée montante, les gens se sont de plus en plus regroupés, sur le haut de la plage. Et, en fin de journée, j'avais vraiment des personnes très très proches de ma serviette, qui pouvaient tout voir de mon sexe, qui auraient pu découvrir ce que j'avais de plus intime et que pourtant j'offrais pour la première fois à la vue de tout le monde. Mais cela n'interressait personne. Je n'étais pas un objet de foire. Par contre (ce n'est pas bien, puisque personne ne me regardait fixement), j'ai maté moi. Enfin, pas méchamment, ni fixement, en regardant juste devant moi. Je n'avais pas encore 30 ans mais je n'avais pas eu le plaisir de voir un homme nu en vrai. Puis, j'ai aussi regardé les femmes : finalement, on se ressemble toutes. Le canon top modèle de calendrier, au ventre hyper plat, à la poitrine 95D : on n'en voit pas. Parce que le 95D, une fois le wonderbra retiré, il fait moins d'effet. Les petites rondeurs (j'en avais beaucoup à l'époque), une fois la marque de l'élastique passée, elles se voient moins ! il n'y a plus d'élastique qui fait passer le gras par dessus, rendant encore plus disgracieux ce ventre un peu rebondi (pas le mien, quand même, je plaisante...). J'ai trouvé une manie chez les naturistes : quand ils se rahabillent, ils commencent par le haut pour finir par le bas, laissant la foufoune à l'air le plus longtemps possible.

J'y suis retournée les deux derniers jours de ces mini-vacances et il m'a fallu remonter sur Paris. J'étais ivre de cette expérience. Mais mon corps en demandait plus. Pendant quelques jours (jusqu'à la fin de l'été), sitôt rentrée du travail, je jettais mes vétement à travers de mon studio et je regardais la télévision, nue. La soirée finissait imanquablement par une ou plusieurs masturbations, mais mon corps avait besoin de se sentir libre (et moi aussi). Début août, je n'ai plus mis que de longues robes légères, sans soutien-gorge et sans petit culotte. Mais j'avais l'impression que l'on voyait tout au travers. Alors, je me suis rasée le sexe, pour qu'il n'y ait pas de triangle noir visible au travers du tissu. J'ai passé un très bon été.

Durant l'automne et l'hiver, je me suis rhabillée, sinon, avec les radiateurs à fond, la note de chauffage aurait été trop onéreuse pour mon maigre porte-monnaie. Sans que cela ne m'empèche de me dévétir devant la télé pour me glisser sous une couverture sur mon clic-clac. Et l'hiver m'a aussi permis de trouver un travail dans la sud-ouest de la France, mais un peu éloigné de Bordeaux. Cela m'a permis dès le mois de mai de retourner sur les plages pour me prélasser nue sous les premiers rayons primptaniers du soleil. Mais cette fois, je devais assumer mon sexe rasé que j'avais entretenu dans cet état depuis le dernier été. Ca n'a pas été évident la première fois, en fait c'était comme la première fois que je m'étais déshabillée sur la plage, exactement la même sensation, la petite fille qui fait ce que lui a interdit sa mère. Mais dans l'eau (certes fraiche en début d'année), les sensations étaient décuplées.

C'est aussi cette année là que j'ai rencontré un groupes d'amies (seulement des amies) avec qui je partage mes week-ends et ma passion pour le naturisme. Je me sens moins seul, même si ce n'est pas encore le top. J'ai pris plus de confiance en moi, et cela est très important pour moi, j'existe ! Je suis libre !

Il y a deux ans (je suis certainement un peu naïve), je me suis rendue compte qu'il y avait des mateurs sur les plages : ils viennent, déposent leur serviette sur la plage dans un axe stratégique mais ce n'est pas pour regarder vos pieds. J'ai vraiment été gênée la première fois. Je n'osais plus bouger alors que je venais sur la plage naturiste pour me sentir libre. Une fois, je n'avais pas fait attention qu'un de ces cons était venu se coller sous mes pieds alors que je me mettais accroupie. J'ai vu cet homme avoir quelques problèmes et il est reparti aussitôt avec une serviette devant son sexe à priori tout droit (voir même en s'essuyant car monsieur devait être éjaculateur précoce). C'est lui qui était gêné et pas moi. Cela m'a bien fait rire. Et lorsque l'occasion s'est de nouveau rencontrée, j'ai recommencé. A chaque fois, ça marche !

J'ai essayé le Cap d'Agde par deux fois. La première fois, quand j'ai payé le droit d'entrée, j'étais très gênée lorsqu'il a fallu donner mon nom. Je suis allée habillée jusqu'à la plage. Mais ce n'était pas assez amusant. Alors, la deuxième fois, je me suis deshabillée aussitôt rentrée dans la quartier naturiste du cap d'Agde, j'ai traversé le village nue pour aller sur la plage. J'ai bien aimé car j'ai de nouveau eu les sensations de la première fois... Depuis, j'ai trouvé un petit village à coté de Leucate. Il n'y a pas de barrière pour accèder à la plage. L'ambiance y est familliale (pas de mateur comme à l'Atlantique ou de matuvu comme au cap d'Adge) et j'essaie d'y passer mes week-ends dès les premiers beaux jours, lorsque la température de l'air me le permet.

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