J'ai aujourd'hui 35 ans, et ce que je viens de lire sur ce site me rappelle mes "débuts". En fait, dès le collège, dès que mes amies ont commencé à avoir un peu de poitrine, j'ai eu des multiples
questions car ma poitrine refusait de pousser et je m'étais mise dans l'idée, que la pilosité pubienne dont j'étais presque dégarnie mais que certaines de mes amies se ventaient d'avoir
foisonnante (que je n'ai jamais vue), me faisait croire que j'étais "mal formée". En plus, j'étais persuadée d'être maladivement timide (n'allez pas croire que toutes les timides deviennent des
exhibitionnistes). De plus, à cette époque, quand je rentrais du collège, il passait à la radio une émission où des gens appelaient une psy (c'était pas NRJ mais Europe 1 ou RTL, je ne me rappelle
plus) en direct, pour exposer leur problème ou ceux de leur enfant. Et je me souviendrais toujours de cette fois où une mère appelait pour son fils, trop timide selon elle. J'écoutais avec attention,
je m'identifiais au timide, et j'aurais tant aimé que celle qui appelait à la radio soit ma propre mère ! Et la conclusion de la psy : "mettez le dans un centre naturiste !". Et bien sur, j'en ai tout de suite
admis qu'il fallait que l'on fasse la même chose pour moi, même si je ne savais pas exactement ce qu'était le naturisme... Mais du coup, c'est devenu mon leitmotiv pour mes années
d'adolescence !
A cet époque, pas d'Internet, juste le dictionnaire, pas forcément objectif mais j'ai rapidement compris qu'il s'agissait de vivre nue en communauté ! Et ça gros problème, sujet complètement tabou
à la maison, et même pour moi, ce n'était pas si facile. Je ne me suis pas mise nue dans la chambre du jour au lendemain : mon père, convaincue qu'il fallait avoir un oeil constamment sur ses
filles, nous interdisait que l'on ferme la porte de nos chambres ! Je sais aujourd'hui qu'il redoutait des problèmes de drogue mais cela a eu effets néfastes sur nous, je crois, puisque l'on n'avait
pas de jardin secret, et que nous n'avions qu'un seul échappatoire : se replier sur soi-même ! D'où, pour moi, mes problèmes grandissant de timidité, problèmes amplifiés par le fait que mon
corps me paraissait anormal !
Mes débuts de "naturiste" ont eu lieu un an plus tard, je n'avais toujours pas de poitrine, un peu plus de poil mais quand je suis rentrée en seconde, avec les heures libres dans mon emploi du temps,
le jeudi midi, je pouvais rentrer à la maison. Je n'avais pas de cours entre 11h00 du matin et 15h00. Il n'y avait personne à la maison, mes parents étaient au travail, mes sœurs à l'école,
j'étais seule à la maison. Ma mère me préparait un repas à réchauffer et officiellement, je devais faire mes devoirs, tranquille, toute seule pour étudier en toute quiétude ! La toute première fois,
je m'en rappelle très bien : j'étais aux toilettes, et c'est assise sur ce trône que j'ai enlevé mes chaussures, repoussé mon jean, ma petite culotte, que j'ai enlevé mon sweet et mon soutien-gorge.
Puis, j'ai ouvert la porte des toilettes et je me suis promenée nue, pour la première fois dans toute la maison. Ca n'a pas duré plus de cinq minutes, après, je m'enfermais à nouveau dans les
toilettes et je me rhabillais.
Les semaines suivantes, je prenais de l'assurance, mais c'était toujours le même scénario : à partir des toilettes, si jamais mes parents rentraient à l'improviste, je n'avais qu'à me réfugier dans
les toilettes et le rhabiller tranquillement, à l'abris des regards et en pouvant prendre mon temps. Au début, je ne restais nue qu'une dizaine de minutes, puis le temps de faire réchauffer le plat que
m'avait préparé ma mère, puis le temps de le manger, etc, etc... jusqu'à ce que je reste toute ma pause déjeuner nue. En fait, pendant toute cette époque, il n'y avait rien de sexuel à mes
divagations nue à la maison. Je ne me suis jamais masturbée, j'étais juste bien, comme ça nue, toute seule à la maison. Quand il a neigé la première fois cette année là, j'avais envie d'une chose :
savoir quelle impression ça faisait de se rouler dans la neige, toute nue ! J'imaginais bien que ça ferrait froid mais j'avais la certitude que ça ferrait aussi autre chose. Je me suis donc déshabillée
dans les toilettes, et je suis passée par la petite fenêtre des toilettes pour sortir dehors, toute nue. Je me suis accroupie, puis assise dans la neige et enfin étendue toute nue. Ca n'a pas duré plus
de 20 ou 30 secondes et j'avoue avoir aimé faire ça, et je le fais encore aujourd'hui, ça donne un coup de fouet, ça revitalise ! J'avais ré-inventé sans le savoir, ce que font les Norvégiens après leur
bain de vapeur, il ne faut pas réfléchir avant (ce que je n'avais pas fait à l'époque).
Pendant toute cette année de seconde, j'ai donc pu profiter de ce moment quasi-hebdomadaire que naturisme, toute seule, chez moi, sans que personne me voit ! Et quand est arrivé l'été, mes
parents partaient à la montagne. Heureusement, c'était aussi un moment de liberté pour moi, je prenais mon vélo et je pouvais aller me promener sur les petites routes de montagne. Je ne me suis
pas mise à faire du vélo nue, mais je pouvais rejoindre un lac où l'on pouvait se baigner. Une fois dans l'eau, je nageais pour m'éloigner de la rive et des autres baigneurs et j'enlevais mon maillot
(un "une pièce", du sport). J'ai ainsi découvert les plaisirs de la baignade nue.
A la rentrée, plus de possibilité de recommencer mes jeudis naturistes. Ca m'a beaucoup manqué d'autan plus que mes amies commençaient à avoir des petites copains, et moi, j'étais toujours
seule, sans petit copain et toujours sans poitrine. Deux mois après la rentrée, ça me manquait beaucoup, j'ai trouvé une solution. En fait, on habitait en périphérie de la ville, derrière chez nous,
il y avait encore deux maisons, puis, un petit bois recouvrant une petite falaise (pas une falaise abrupte, mais une bonne montée quand même), et après ce petit bois, les champs, presque
incroyable si près de la ville. Dès qu'il a commencé à faire nuit vers 19h00, je partais une fois par semaine faire un jogging de 5 ou 6 kms à travers champs. Il n'y avait jamais personne. La
traversée du bois me faisait un peu peur, mais dès que je m'en étais suffisamment éloigné, j'ôtais mon short, mon sweet, mes sous-vêtements que je cachais dans un arbuste, pour courir nue,
juste en chaussettes et baskets. Même s'il faisait froid, c'était très agréable. Parfois, j'étais un peu ennuyée : en courant de nuit dans les chemins de terre, je marchais parfois dans des flaques de
boue, m'en mettant plein les jambes, le dos mais il n'y avait aucune trace de boue sur mon short! Malgré cela, ça était une année difficile et cela s'est même ressenti sur mes notes à l'école. Mais
j'ai pu quand même passer sans problème en Terminale et avoir mon bac. Pendant cette période, je n'y ai plus trop pensé.
Après le bac, la cité U et le renouveau ! Plus de jogging possible mais enfin, un espace pour moi mais finalement, je n'en ai pas trop profité car une de mes camarades d'IUT, avait la chambre
juste à coté de la mienne et souvent, on s'appelait pour étudier ensemble, il n'était donc pas très opportun que je soit nue quand mon amie venait taper à ma porte. Après l'école d'ingé, j'ai
commencé à travailler, mais j'ai trouvé mon premier travail dans la ville de mes parents, donc retour à la case départ (sauf que j'avais maintenant l'autorisation de fermer ma porte) mais je n'avais
plus envie de faire comme quand j'étais en seconde, d'autan plus que ma mère a arrêté de travailler (je n'étais plus à charge à 100%) et elle était toujours à la maison. De temps en temps, je
reprenais quand même mes joggings. Et pour les vacances, je faisais comme avant, à part que je n'avais plus envie d'aller me baigner au lac. Je me suis rendue compte que je m'enlisais, seule
dans un petit train-train, enveloppée dans le douillet cocon familial !
L'année suivante, j'ai donc pris une décision : finies les vacances familiales ! Comme je ne payais pas de loyer à mes parents, j'avais donc assez d'argent pour me payer 15 jours en Corse, à
l'hôtel ! Les premiers jours, je suis allée au plage où tout le monde allaient, bondées et bruyantes ! Puis, j'ai fini par demander à la réceptionniste, si elle connaissait une petite plage tranquille et
elle m'a fait marrer : "Attention, n'allez pas à cette plage, c'est rien que des culs nus !" Ca, c'était le second déclic, ça faisait bien longtemps que je ne m'étais plus baigner nue ! Pourquoi pas au
contraire ! Sauf que voilà, même si j'aimais être nue, je me m'étais jamais mise nue en public, jamais devant une autre personne. J'ai quand même fini par prendre ma décision : y aller ! J'avais
vraiment l'impression de braver un interdit, mais j'y suis arrivée, mon corps le réclamait depuis longtemps. Et Le bain, quel délice, sans avoir à enlever mon maillot dans l'eau ! Et c'est sur cette sur
cette plage et en tenue de Ève que j'ai fini mes vacances. Que de Liberté, la liberté retrouvée !
Au retour de vacances, j'ai pris ma décision : je déménageais de chez mes parents, ce qui n'a pas été simple à leur faire comprendre : "Mais pourquoi tu t'en vas ? Tu n'es pas bien ici ? Tu ne
payes pas de loyer et quand tu rencontreras quelqu'un tu iras vivre avec lui !" Bon, c'était justement le problème, tant que j'étais chez mes parents, je ne rencontrerais personne. J'ai fini par trouver
une solution : changer de travail, et donc de ville ! J'ai fini à Montpellier et je ne regrette pas car dès qu'il fait beau, je me retrouve à la plage naturiste ! Et cerise sur le gâteau : dans ma nouvelle
boite, j'ai rencontré quelqu'un ! Difficile un peu au début d'en parler, surtout qu'il avait ses copains, qu'il aimait aller sur les plages où il était toujours allé, donc des plages textiles ! J'ai fini par le
mettre au diapason : une journée à la plage en amoureux, rien que nous deux, sur une plage de mon choix où l'on ne rencontrera pas tes copains ! Il a été un peu surpris mais le "niais", je le
taquine, n'avait pas vu que je n'avais pas de marque de bronzage ! Et non seulement, je l'ai converti, mais ensuite, de fil en aiguille, on a converti bon nombre de ses copains et leurs amies. Il y a
un tabou à dépasser, mais généralement, une fois essayé, c'est rare que la personne n'ai pas envie de recommencer, jusqu'à ce que ça devienne un besoin ! Le besoin de se faire plaisir et d'être
libre !
Depuis 10 ans, notre vie n'est plus rythmé que par le naturisme, après la plage, j'ai découvert le centre naturisme, d'abord, c'était en camping et aujourd'hui, en location, je regrette un peu le temps
du camping, mais une séjour à Bonnaire dans les Antilles a du bon ! Imaginez au mois de février, il fait froid en France, et vous êtes nue, au soleil, 28 ° à l'ombre ! Que du plaisir !
Bises, Anne-Laure