Bonjour, chère Fabienne.
Je t'envoies mon témoignage, qui vaut ce qu'il vaut, à toi de voir, mais qui est mon expérience.
Je m'appelle Camille, j'ai 23 ans et j'ai découvert le naturisme cet été. C'est un copain qui m'a un peu forcé
la main, dans le sens ou cela fait plusieurs années qu'il me disait de venir essayer avec lui : il pratique
assidument. Il m'avait déjà emmené avec lui mais j'avais toujours refusé d'enlever le bas. Notamment à cause
d'une cicatrice en haut du pubis qui me complexait un peu. Lui me disait que ce n'était rien, qu'on ne se
jaugeait pas dans ces endroits. Que l'important, c'était de se sentir bien dans son corps, et ça, il était
sur que ce serait le cas. En fait, ce copain est un ex, et je dois dire qu'il me connait plutot bien...
Donc finalement, en juillet, j'ai fini par me laisser convaincre. Il m'a prise en voiture, direction la plage
de Villeneuve à coté de Montpellier. Arrivée sur la plage, j'étais un peu nerveuse à l'idée de me mettre nue
à proximité de personnes que je ne connaissais pas, mais aussi à coté d'un copain que je connaissais trop...
Il l'a senti, et m'a proposé, pour la première, de me laisser un peu seule. Je me suis donc mise à l'écart,
près d'une végétation qui me prodiguait à la fois de l'ombre (j'avais chaud...) et un peu d'intimité. Je me
suis mise sur ma serviette, me suis déshabillée, j'ai soufflé un bon coup et j'ai retiré le bas du maillot
que je portais. Mon coeur battait très fort, mais surprise : le monde ne s'est pas écroulé ! J'étais nue,
comme libérée, et j'ai senti un sentiment profond de liberté. Je sentais sur mon corps ce que je n'avais
jamais ressenti. Le souffle du vent sur mes seins, la caresse du soleil... Incroyable. j'étais à la fois
très zen et un peu émoustillée de la situation. J'ai décidé de me lever et de marcher un peu. Je pense que
j'étais pivoine, mais l'idée d'être vue dans le plus simple appareil me plaisait énormément. Je suis allée
voir mon copain pour lui proposer un bain. Il m'a félicité et de mon côté, je l'ai remercié d'avoir insisté.
Le bain de mer a été une sensation unique, rien à voir avec ce qu'on ressent avec un maillot. J'ai cru que
je ne sortirais jamais de l'eau, tellement la caresse de la mer était agréable. De retour sur le sable,
j'ai rejoint mon compagnon pour discuter un peu, de choses et d'autres. J'était fière de moi, de mon corps
pour la première fois. Je voyais dans son regard qu'il faignait le détachement, mais de temps en temps, son
sourire était tendencieux, attiré. La preuve je l'avais dans son besoin, parfois de se retourner sur le ventre.
Je me moquais de lui, mais lui me répondait qu'il était un homme, après tout...
Quand je me suis retrouvée seule le soir, j'étais la plus heureuse, pleine d'une sensualité que je n'avais
jamais ressentie. Et je dois dire que j'ai du me caresser plusieurs fois pour faire redescendre la pression.
Je suis retournée sur cette plage, seule cette fois. Je voulais voir jusqu'où je pouvais aller. Il n'était plus
question de me "cacher", mais au contraire de me mettre au milieu des gens. Ce que je fis. De nouveau, le
déshabillage a été un moment de gêne : j'avais l'impression que tout le monde me regardait... En fait, pas
vraiment. Quelques regards, de temps à autre, mais pas plus que sur n'importe quelle plage. Moi par contre,
je dois dire que j'ai regardé un peu plus que la veille. Sans être trop "relou", mais j'aimais comparer la
morphologie des hommes autour de moi, et je dois dire que je n'en avais jamais vu autant nus ! En fait, les
gens sont très différents, mais ont tous quelque chose de beau en eux qui rejailli lorsqu'ils sont nus. Aucun
corps n'est répugnant, tous ont leur part de beauté, et d'imperfections... Ce qui m'a franchement rassurée,
d'ailleurs. Sans être un canon, même si je ne suis pas bien grande, je suis mince, jeune, en bonne santé
(peut être pas assez sportive...) Mes voisins ne détournaient pas la tête à ma vue. Au contraire, j'avais
l'impression pour certains. Mon ami m'avait dit qu'il pouvait toujours se glisser un voyeur au milieu, et
que le mieux c'était de l'iglorer. C'est ce que je faisais, et si les regards étaient trop lourds, bye bye,
je change d'endroit. A moins que... Je dois avouer qu'il m'est arrivé, au mois d'aout de me mettre au-dessus
d'un garçon, pas trop loin. J'avais pris confiance en moi, je conaissai mieux les habitudes de chacun et il
m'est arrivée d'étaler ma serviette dans l'axe de celle d'un bel homme. En général, il saute sur ses lunettes
de soleil et se retourne vers moi, l'air de rien. J'aime assez jouer avec les regards. Me déshabiller lentement,
m'allonger sur le dos. Ecarter un peu les jambes, quand je sais qu'il voit en détail mon anatomie. Faire
semblant de dormir en imaginant qu'il est "chaud" à cause de moi. Puis me retourner, pour montrer mon autre
côté, lui aussi, je pense, attirant... Après quelques temps, pour me calmer, je vais me baigner. Personne
ne voit ce qui se passe sous l'eau... Après, en général, un peu honteuse, je change d'endroit.
Je me suis aussi rendu compte cet été que la plupart des femmes (sauf moi !) étaient épilées. J'ai remédié
à cela, et je le conseille à toutes, une fois qu'elles ont fait quelques pas dans le naturisme. Les sensations
sont décuplées, et on a l 'impression d'etre encore plus nue...
Maintenant, c'est fini. Fini les vacances, vivement l'an prochain. Pour retrouver les joies du naturisme.
Camille