Il y a quatre ans, j'ai fait avec des amis une croisière en catamaran aux Antilles. C'était
des amis du travail, une bande de jeunes qui avaient tous commencé en même temps dans la boite,
on sortait ensemble, spectacles, repas, WE thématiques... Donc, on se connaissait bien quand
même, mais c'étaient des amis du travail avec lesquels on ne partagait pas spécialement
toute notre intimité, car d'une manière ou d'une autre une certaine distance, même minime est
à respecter, une quelconque confidence peut toujours se retourner vers soi et nuire d'une manière
et d'une autre à sa carrière.
Là, on était 3 nana et 4 mecs, plus le skipper sur un cata. On partait de Guadeloupe et on a fait
Marie Galante, la Dominique et retour aux Saintes. Nous sommes arrivés en début de journée,
le temps de faire l'avitaillement du voilier, le skipper nous a proposé de sortir du port et
de mouiller à quelques emcablures à l'îlet Gosier. Nous avons jeté l'ancre juste à la tombée
du jour, un premier bain depuis le cata et de suite les premiers ti-punchs. Je ne connaissais pas !
Au second, j'étais déjà "hors circuit". Cetains en on même pris trois ou quatre. On était bien allumé.
Nous avons préparé le repas si bien que mal. Après le repas, les gens du voilier mouillé à coté de nous
ont pris un bain "tout nu" (une femme et un homme dans la quarantaine). On les a tous regardés,
de toute façon, nous étions tous saouls. Là un des copains a sorti : on les imite ?
De toute façon, il n'a pas attendu notre réponse, il a enlevé son short et s'est jété à l'eau.
Les trois autres garçons n'ont pas tardé à le suivre, quant à moi et les deux autres filles,
on s'est fait un peu priée. Je n'avais pas envie de me montrer nue devant les collègues.
Je suis finalement descendue jusqu'à ma couchette, je me suis déshabillée, je me suis enroulée
dans ma serviette de bain, et je suis remontée sur le pont du voilier. Au dernier moment, j'ai
enlevé ma serviette et je me suis jetée à l'eau de suite pour limiter le temps où l'on pouvait
distinguer mon intimité. Les deux autres filles ont suivi.
De toute façon, c'était peine perdu, car celui qui avait lancé ce "bain de muinuit" (il
faisait nuit mais il n'était pas minuit), est remontée sur le pont et a déclaré qu'on devait
avoir notre baptème des Tropiques : boire une lampée de rhum pur (beurk) en remontant. Donc, là
pas moyen que de rester nue, debout sur le pont du bateau. Finalement, ce n'était pas si
grave, vu notre état d'ébriété. C'était juste une fois.
Le lendemain, nous sommes partis pour Marie Galante, nous avons mouillé à coté
d'une magnifique plage, au nord de Marie-Galante. Quand nous sommes arrivés,
nous avons mangé puis nous nous sommes baignés en maillot. Ca allait très
bien comme ça, de nuit, ivre, je voulais bien, mais de journ non ! Juste une de mes collègues
a rétiré le haut pour bronzer. Rien à Signaler.
Le lendemain matin, départ pour la Dominique. Traversée assez sportive. On mouille
"juste" à coté d'un voilier occupé par deux couples, dans la trentaine. Là, je n'en
reviens pas les deux mecs discutent avec des Domincains venus vendre des fruits, ils
sont habillés, mais les deux nanas montent complétement à poil sur le pont du voilier,
devant les Dominicains, chaussent des palmes sans faire spécialement attention à
caché leur intimité, on aurait pu presque voir leur clitoris depuis notre cata.
Elles se mettent à l'eau avec masques et tubas et regardent les poissons, pratiquement
en passant à coté de nous, leurs fesses emmergaient bien de la surface de l'eau. Là,
j'entends "Cool" : un de mes collègues ! Et même pas trentes secondes après, il était
à l'eau à poil. Ce qu'il s'est passé après : finalement, nous nous y sommes tous mis.
Au début, je faisais comme la première fois, en utilisant ma serviette de bain que
j'enlevais sur le pont avant la mise à l'eau. Puis, au fur et à mesure de la semaine,
on faisait de moins en moins attention, on descendait, remontait du carré à poil, on
restait ainsi pour le ti-punch, etc..etc... Et l'avant dernier jour, quand on mouillait
aux Saintes, on était pratiquement à poil toute la journée. Ce n'était pas mal, finalement.
Après, cette "expérience", je n'ai jamais pensé que ça me manquerait. J'ai passé mes
vacances d'été avec d'autres amis, j'ai porté un maillot pour me baigner, ça ne me
dérangeait pas beaucoup. Puis, on s'est un peu perdu de vu avec mes collègues
de la croisières aux Antilles : promotion, mutation, démission, et surtout mariage,
bébé, finalement, moins de sorties ensemble, chacun faisait sa vie de son coté.
Puis, il y a deux ans, après quelques déboires amoureux, je me suis retrouvée seule
en vacances au mois de mai. Je suis retournée aux Antilles, histoire de voir sur le sol,
ce que ça donnait. Je me suis retrouvée toute seule aux Saintes, sur l'anse Crawen qui semble
être un lieu de bataille entre la mairie qui voudrait interdire et les naturismes qui
voudraient leur plage. J'avais la plage pour moi toute seule, je me suis
rappelée les bons moments passés sur le cata. J'ai osé, je me suis à nouveau
baignée nue. Oui, je ne pensais pas que ça me manquait mais c'était réellement
le cas. Du coup pour le mois de septembre, j'avais programmé une petite
semaine de repos en métropôle, avec possibilité de profiter d'une plage
naturiste.
Et j'ai rencontré quelqu'un de sérieux, juste à mon retour de
vacances, je n'ai pas pu prétexter à des séances d'UV pour mon absence de
marque de maillot. Donc, il a rapidement admis que je pratiquais le naturisme
(même si je ne me considérais pas comme naturiste). Nous sommes partis
l'année dernière sur un long WE, où il a pu découvrir le plaisir de la
plage naturiste et pour l'été dernier, il m'a fait admettre que ce n'était
pas pratique de ne pas loger à coté et de devoir se payer de la route pour aller
à la plage. Nous avons donc pris une location dans un village naturiste, et
c'était très bien !