Je me présente Emilie, 42 ans, mariée, un enfant de 10 ans. Je n'avais jamais eu l'intention de faire du
naturisme, je m'en foutais. J'ai aussi rencontré tard mon mari. cela dit on s'est vite marié et on a eu notre
enfant l'année suivante. On était dans un petit appartement à Albi et j'avais envie d'avoir plus grand, à la
campagne, au calme, avec de la place. On n'a pas trop d'argent, il n'y avait donc qu'une solution pour y arriver :
reprendre une veille maison et tout refaire par nous-même. C'est vrai que j'ai un peu précipité les choses et
nous avons passé 4 ans dans les travaux, les vacances étaient consacrées au travaux de rénovation. Et en 2003,
il a craqué : ne plus passer tous les WE dans le platre, en tète à tète avec une perçeuse, il avait envie de
sortir, d'aller à la plage naturiste ! En voilà, une nouvelle, lui qui est si pudique, il voulait aller sur une
plage naturiste, pour faire quoi ? Devant mon refus, la situation est devenue assez explosive, il a menacé de
divorcer, que c'était la seule manière qu'il avait d'échapper au bagne !
J'ai donc du faire des concessions, j'ai accepté. On est allé pendant deux ans régulièrement sur les plages
naturistes. Je n'apprèçiais pas particulièrement, ça ne me dérangeais pas, le bain, c'était plutôt pas mal,
mais montrer son cul à tout le monde, j'avais du mal. J'ai essayé les strings, ça n'allait pas mieux et je
perdais l'avantage du bain à poil. Je me suis résignée, sans vraiment aimer ça, en restant nue à contre coeur
sur la plage. Bon, je reconnaissais qu'il y avait des avantages sur les plages nat' en comparaison des plages
textiles : de la place, du calme, une plage propre...
Puis, j'ai eu envie d'une piscine, on venais juste de finir laborieusement les travaux, je savais que ça
n'allait pas lui plaire. Il fallait donc que je prépare le terrain, le mettre dans une situation agréable avant
de lui poser la question. J'ai donc proposé d'aller passer une semaine dans
camping naturiste, montrer mon cul en faisant la vaisselle pendant une semaine, ça vallait surement le coup, car
après, avec la piscine, plus besoin d'aller à la plage, on pourrait rester à la maison où je pourrais me baigner
nue sans montrer mon cul à tout le monde. Il accepte mon idée, ne se doute de rien pourtant il sait que quand
je fais des concessions, ce n'est jamais gratos.
On arrive au camping, on gare la voiture sur l'emplacement, il se déshabille avant même de monter la tente,
je fais de même à grands regrets. Puis, je me suis faite prendre à mon propre piège, je n'avais pas envie
d'aller dans un camping, car je ne me voyais pas du tout parler à poil avec des gens que je ne connaissais pas.
Alors que cela était tout à fait possible sur la plage nat', ça n'a pas été possible dès l'accueil ou presque.
Après avoir monté la tente, on est allé à la piscine et la fille de l'accueil en profitait pour se baigner un
peu, entre deux clients et elle m'a posée des questions : si l'emplacement était à notre goût, si ça allait
bien... Pour ne pas paraître impolie, j'ai bien du répondre et une autre femme est venue parler avec nous, elle
m'a demandé si c'était la première fois dans ce camping, j'ai bien du lui avouer que c'était la première fois
tout court dans un centre naturiste. En fait, ce que je redoutais le plus, était en fait : rien ! C'était très
naturel. Alors que cela m'avait toujours un peu crispé de me mettre à poil sur une plage naturiste, ce petit
gène n'existait plus au camping et j'ai passé une très bonne semaine. C'est con, mais faire la vaisselle à poil
en discutant avec d'autres personnes, c'est plutôt, je ne sais pas comment dire, bien ! Ca crée des liens
d'amitié assez fort et rapidement. La fin de semaine est arrivée trop vite, je n'avais plus envie de repartir.
Pendant ce séjour, je n'ai même pas parlé de construction de picine à la maison, on était tellement bien, que
je n'avais pas envie de jeter de remuer les braises. Et le dernier jour, en sortant du camping, je n'avais
qu'une envie : revenir mais je ne voulais pas en parler à mon mari, il aurait été trop content. Ce n'est que
le lendemain que j'ai dévoilé mes nouveaux plans : acheter un camping-car au lieu de la piscine. Ca reviendrait
le même prix, et au lieu de rester seul à la maison, en se baignant nu dans notre piscine, il me semblait que
c'était mieux d'être avec des "amis" à profiter tous ensemble d'une piscine, même si ce n'était pas la notre.
Et fin août 2005, on y est retourné. Il n'y avait plus les mêmes personnes au camping, mais l'ambiance était
intacte.
L'année dernière, nous sommes repartis en camping naturiste : à l'ascension et en juillet. Et c'était toujours
aussi bien. Mon mari dit que je suis un peu casanière, j'ai mon petit chez moi, que je n'aime pas en bouger,
mais à cause des souvenirs de vacances quand j'étais ado avec mes parents, en camping textile au bord de la mer,
la route qui passait trop près avec les poubelles à 6h00 du matin, le litre de pastis par soirée avec les
discussions qui finissaient tard dans la nuit, les blocs sanitaires pas très nets.... Au camping naturiste
(dans les trois où nous sommes allés), j'ai tout le temps l'impression d'être chez moi, ou plutôt chez nous,
entre copains, même si nous ne connaissions personne la veille. c'est déjà des petits campings, très propres,
très calmes, les gens sont très respectueux des autres, des équipements... C'est vraiment une ambiance
différente. Je m'y sens très bien !
Salutations, Emilie