Je suis la compagne de Fabienne, Isabelle, j'ai 31 ans (bientôt 32) et Fabienne a insisté pour que je mette un
mot sur son site. En fait, je n'aime pas beaucoup son site, je pense que tous ces témoignages ne sont que des
délires d'hommes, (il y en a, peut-être, 10 % de vrais) mais ça lui plait et plus c'est farfelu, plus ça la motive.
Cela dit, elle censure beaucoup car si certains imposteurs ont beaucoup d'imagination, d'autres sont beaucoup plus
terre à terre et "ce que j'aime en camp naturiste, c'est lécher les couilles de mon mec quand je veux"
est une phrase que l'on retrouve souvent (de la part de sandra69@hotmail.com).
Quant à mon expérience de la vie naturiste ou de la vie en générale, elle est beaucoup plus simple que celle de
Fabienne, je suis secrétaire dans une petite boite sur Perpignan, je connaissais les villages naturistes de Port
Leucate mais jamais je n'y avais été. Je n'avais pas eu de petit copain au lycée, les garçons ne m'attiraient pas,
c'était certainement réciproque, mais je passais ma vie doucement, ne pas avoir d'enfant dans ma vie m'ennuyait
beaucoup (ou comme dirait Fabienne ça m'ennuyait que ça ennuie mes parents) mais je ne pensais pas non plus que
j'étais homosexuelle, c'est vrai que dans mon esprit, ça ne correspondait pas au couple "normal" !
Quand j'ai eu 26 ans, une ancienne copine du lycée qui avait continué ses études, elle avait du partir à Paris
pour trouver un emploi, est revenue dans la région pour passer ses vacances. On s'est revue, on s'est rappelée les
bons souvenirs. Elle ne voulait pas trop parler d'elle. Et un soir, il était presque minuit, elle sonne à ma
porte. Elle était en larme : elle s'est engeulée avec ses parents : elle avait fait son coming-out et ses parents
l'avaient mal pris. Elle me demandait si je pouvais l'héberger pour la nuit. Je n'avais qu'un clic-clac dans mon
appartement mais pour une nuit, c'était possible. Je crois qu'intérieurement j'avais envie, car je n'ai pas arrèté
de lui poser des questions, comment c'était entre filles. Et forcément, ça a fini pas une mise en pratique, si je
peux le dire comme ça.
Le lendemain, ma copine remontait sur Paris et je suis restée seule. J'avais l'amour deux fois avec des garçons,
mais j'avais toujours été déçue. Là, ça avait été différent, plus fort, beaucoup plus fort. L'été a passé, à la
rentrée, j'ai essayé des sites de rencontres, sans grand succès. Et l'année suivante, en Avril, Fabienne est
venue pour faire une formation aux techniciens de ma boite et c'est moi qui devait m'occuper de la logistique,
trouver une salle de réunion, le repas pour le midi, fournir paper-board, marqueurs... Et tout de suite, on a
sympathisé. Je ne sais pas pourquoi mais j'ai tout de suite été attirée par Fabienne. Je pensais qu'elle n'avait
que 5 ans de plus que moi, (elle en a 10) mais elle semblait bien plus jeune. Le vendredi midi, elle m'a demandée
où elle pourrait trouver un hôtel pas cher et pas trop bruyant pour lui éviter de faire l'aller-retour le WE sur
Bordeaux et je lui ai proposé de venir dormir chez moi, qu'il faudrait qu'on se pousse un peu mais que ça ne me
dérangeait pas du tout.
Quand elle est arrivée, elle a bien vu que je n'avais qu'un clic-clac mais de toute façon, elle savait que ça ne
poserait pas de problème. C'est comme ça qu'a débuté notre histoire en 2004. Ca n'a pas été simple, au début,
même maintenant ce n'est pas simple car Fabienne est souvent en déplacement toute la semaine, heureusement dans
le sud-ouest. Elle m'a apporté beaucoup d'amour mais aussi d'excentricité : une fille qui se rase tous les 3 ou
4 jours, ce n'est pas commun. Elle a essayé de me convaincre de ne pas porter de cullote mais sous un jean, je
ne vois pas l'intérêt et après, je ne mets que des jupes assez courtes et je suis mal à l'aise de sortir en jupe
sans culotte.
C'est comme la première fois qu'elle m'a emmenée à la plage, elle ne m'a pas prise au dépourvu, mais sitôt
sortie de la voiture, elle s'est dessapée et m'a demandée de faire pareil. Je l'ai fait mais qu'est-ce que j'ai
été mal à l'aise lorsque l'on a rencontré des personnes qu'elle connaissait qui sont restées habillées le temps
d'arriver à la plage. Discuter avec ces personnes, dans la petite rue du village, moi toute nue et toute épilée,
car c'est le fantasme de Fabienne, j'étais très mal à l'aise. D'ailleurs, je fais attention où est son
appareil photo car je ne veux pas qu'elle me prenne en photo toute nue, je vais me retrouver sur internet et ça
sera trop la honte si quelqu'un me dit qu'il m'a reconnue sur internet. Cela dit, même si j'étais très mal à
l'aise au début, ça devient ensuite très normal, tellement c'est agréable. Jamais, je ne l'aurais cru.
L'année suivante, Fabienne a tenu que l'on aille passer nos vacances dans un camping naturiste. Elle ne
connaissait personne et c'est tant mieux car j'appréhendais de devoir faire la vaisselle et discuter avec
d'autres personnes en faisant la vaisselle toute nue. J'appréhendais mais c'est arrivé (juste le bonjour, ça va ?
vous faites quoi aujourd'hui ?) car je suis plutôt réservée et quand Fabienne ne connait pas les gens, elle ne
va pas du tout à leur devant. Par contre, si c'est l'autre personne qui va à son devant, qu'est-ce qu'elle est
bavarde... On ne la décroche plus ! Cela dit ces vacances et celles de l'année dernière étaient vraiment très
bien. Je n'avais jamais été dans un camping naturiste et je dois avouer que c'est très agréable, très pratique
aussi. Juste une petite anecdote, un peu idote : il était déjà passé 10h00 du matin et on trainait encore dans
nos sacs de couchage et j'avais une envie de faire pipi mais, dans ma tête il fallait que je me rhabille avant
d'aller faire pipi, je ne pouvais pas y aller en robe de nuit. J'aurais bien continuer à dormir mais cette envie
me prenait, m'empècher de dormir et c'est Fabienne qui m'a dit que je n'avais pas à me rhabiller, juste à sortir
de mon sac, enlever ma robe de nuit, mettre mes tongs, et aller aux toilettes, faire ma petite commission,
revenir à le tente, enlever mes tongs et me glisser à nouveau au fond du sac de couchage... Ca me prendrait
moins de 10 minutes et que je pouvais même y aller en robe de nuit sans que ça choque personne. Je me souvenais
du pot de chambre quand j'étais avec mes parents, dans la caravane...
Au delà du coté pratique, il y a vraiment quelque chose d'important, de très important qui est porté par le
naturisme : l'humilité. Et j'ai un exemple assez flagrant pour preuve : une des ingés commercials de ma boite,
dans les 30 ans, longues dents, arrogante, il faut toujours être à son service et forcément, ce qu'elle demande
est toujours urgent et plus urgent que les demandes des autres. Toujours bien coiffée, bien habillée et une
poitrine assez importante, mise en valeur par des décolletés pigeonnants. Et cerise sur le gâteau, elle habite
dans le même immeuble que moi et ses limites territoriales dépassent le cadre professionel. Bref, elle est
insupportable quand elle sonne chez moi à 9h00 du matin pour me passer ses clefs afin que j'aille ouvrir ses
volets pendant le WE où madame est partie en vadrouille. Avant que je sois avec Fabienne, il est vrai que je
me réveillais tôt et qu'aussitôt lévée, je me lavais et je m'habillais. Elle a donc pris l'habitude de toujours
me voir habillée quand elle passait chez moi. Depuis que je suis avec Fabienne, quand il fait beau, c'est vrai
que j'ai pris l'habitude d'aller et venir nue dans mon petit studio. C'était le WE de pentecôte, l'année
dernière, je crois, elle frappe à ma porte à 9h00 du matin car elle part trois jours en WE. J'étais nue, je
passe rapidement une robe de chambre avant d'aller ouvrir et je me paye la remarque "t'es pas encore habillée ?
Mais il y a du laisser aller !" et patati et pataprout, le moulin en paroles moralisatrices est en route. Sur
ceux, arrive Fabienne qui n'avait pu rentrer que le samedi matin (elle n'avait pas voulu prendre la voiture le
vendredi soir à cause des hypothètiques bouchons). Elle me fait un petit bisou sur la bouche, ce qui ne manque
pas de déclencher une réaction de la part la collègue voisinne. Devant le flot de paroles limites homophobes, Fabienne
s'excuse et passe aux toilettes et en ressort à poil ! Elle aime bien choquer, elle est quand même un peu
exhibitioniste. Puis, elle sort à ma collègue "Au fait, un jour, il faudrait que l'on aille à la plage ensemble,
un WE, ça serait bien ? Isa, pourquoi tu ne te mets pas à l'aise ? Au fait 'Arthurette' (en s'adressant à
nouveau à ma collègue) on est lesbienne mais aussi naturiste, ça ne te dérange pas qu'on fasse comme chez nous ?".
Et sur ceux, elle dommence à m'enlever ma robe de chambre, j'étais un peu gênée, mais c'est vrai que ma collègue
dépassait les bornes. C'était peut-être une bonne méthode pour la remettre à sa place. Et "Arthurette
(ce n'est pas son vrai prénom, je vous rassure) a d'abord eu un mouvement d'hésitation, vient-elle de s'apercevoir
qu'elle a eu des paroles blessantes sur nous et fait semblant alors de s'intéresser au naturisme ?
Malheureusement pour elle, elle se fait prendre dans le jeu de Fabienne. Le rendez-vous est pris pour la
semaine suivante.
Le dimanche suivant, "Arthurette" n'est pas à l'heure et Fabienne ne se démonte pas pour aller sonner chez
elle et la pousser. Sitôt sur le parking de la plage nat', Fabienne se déshabille comme à son habitude et
insiste pour que ma collègue fasse de même, elle avait un maillot sous sa robe de plage et Fabienne insiste
pour que tout ça reste dans la voiture. "Arthurette" commence par enlever le bas, prépare son sac mais tarde à
enlever son soutien-gorge... Et on a compris pourquoi : une poitrine volumineuse mais qui tombe irrémédiablement.
Fabienne lui lance un pic : "Pourquoi t'as honte ? Ici tu verras des femmes de 50 ans qui ont la même poitrine
que toi !" Moi, je m'en foutais et j'étais même plutôt gênée pour ma collègue. Cela dit, on a passé une bonne
journée ensemble. Même "Arthurette" qui est devenue moins envahissante et moins arrogante, cette arrogance
était peut-être due à un manque de confiance masqué par une certaine forme d'agressivité. En tout cas, je suis
sur qu'elle a aimé cette journée naturiste, car elle est revenue plusieurs fois avec nous et il n'y a plus besoin
d'aller la chercher chez elle.