J'ai aujourd'hui 36 ans, j'ai une grande fille de 14 ans, et un petit garçon de 11 ans. J'ai commencé le naturisme
à l'age de 16 ans, une idée de mes parents, ça leur est venu d'un coup, je crois. Ils ont commencé à sortir nus de
la salle de bain, à me pousser pour que je fasse de même, de manière subtile. "Maman, j'ai oublié de prendre une
cullote dans la chambre ! Bin, va la chercher, je ne suis pas à ton service, on t'a vu nue quand tu étais toute
petite, tu sais..."
Après une période d'adapation où la nudité occasionelle fut acquise, ils m'ont présenté un dépliant commercial
d'un camping naturiste, une très belle piscine, et plein d'activités pour les enfants et ados. Sauf que je n'avais
pas spécialement fait attention. J'étais surement très naïve : les mots "naturisme, naturiste" ne signifiaient pas
grand chose pour moi, c'était la nature, point c'est tout. Le seul endroit où j'aurais pu comprendre ce que
c'était exactement, c'est si j'avais lu le réglement intérieur où la nudité était clairement indiquée et demandée.
Mais, je ne l'ai pas lu. Mes parents ont cru que j'avais pourtant compris. Donc, quand on a passé le seuil du
camping, j'ai eu un grand sentiment de sollitude. Tous ces gens, des vieux comme mes parents ou pire des ancètres
comme mes grands parents, jamais je n'aurais imaginé voir quelqu'un de l'age de ma grand-mère nue. J'ai eu de gros
soucis, je n'ai pas bougé de la caravane pendant plusieurs jours, je restais habillée dans l'auvent, ou parfois
je m'étendais en maillot sur l'herbe devant l'auvent mais hors de question d'aller à la piscine où j'aurais du me
mettre nue. Puis, une fille, une voisine de camping, de 18 ans, est venue vers moi. Elle, c'était tout le
contraire de moi, à poil toute la journée, complétement indécente, impudique. Elle a essayé de me convaincre,
mais en pure perte. La seule chose qu'elle est arrivée à faire, c'est que je ne porte pas de culotte sous un très
long t-shirt qui cachait tout, quand on rejoingnait les autres garçons et filles de notre age. Pour le bain, je
remettais un bas de maillot. Je me suis parfois mise nue, pour bronzer, cachée derrière l'avent de la caravane.
Je ne me suis pas ennuyée pendant ces vacances, j'ai même trouvé l'ambiance assez bonne, je me suis fait des
copines, mais j'étais complétement hors cadre.
A la rentrée : "les vacances, c'était bien, t'es allée où ?" "A la campagne, chez des amis de mes parents" je ne
suis pas rentrée dans les détails, j'avais honte de dire où j'avais vraiment passé mes vacances. Je serais passée
pour une paria auprès de mes copines. Sauf, que mon frère, lui, ne s'en était pas caché : il avait 9 ans et il
s'est venté à ses copains qu'il avait vu des "nénés" de filles. Et bien sur, un de ses copains était le frère
d'une des filles de ma classe, genre craneuse qui sait tout, surdouée, en seconde à 14 ans ! Je ne l'aimais pas
beaucoup et c'était réciproque et dès que l'on pouvait se lancer des pics, on le faisait. Un jour, elle m'a tuée :
"Alors, se promener à poil devant les autres, ça fait comment ?" Je haissais mes parents avec leur idée de
naturisme, j'allais devenir la risée de toute la classe. Mais il s'est produit un phénomène auquel je ne m'y
attendais pas, certaines de mes copines ont porté beaucoup d'attention sur moi, elles m'ont posées beaucoup de
questions, comment étaient les garçons de notre age. Même à 16 ans, beaucoup de nous se posaient encore des
questions sur le sexe masculin et même sur notre propre corps. On me demandait si les autres filles avaient
beaucoup de poitrine, beaucoup de poils sur la foufoune. J'étais un vrai centre d'intérêt pour toutes mes copines.
Bref, je me suis aperçue que ce n'était pas péjoratif du tout, et que j'avais gaché mes vacances.
L'année suivante, on a remis le cap sur ce camping, et malgrès quelques hésitations, je me suis mise nue sans
trop de problème. Cette année là, c'est moi qui suis devenue la fille indécente et impudique. Et je suis allée
au devant d'une fille qui devait me ressemblait l'année précédente. J'ai commencé à organiser des jeux entre ados,
pour que l'on perde tout complexe avec son corps, entre garçons et filles de la même classe d'age. Ces jeux
n'avaient rien de sexuel, même si, mainentant que je les fais faire à mes enfants, des parents trouvent que c'est
parfois très limite. Mais Je n'ai qu'un seul but : que chacun découvre "entièrement" son corps et le corps de
l'autre, sans connotation sexuelle, et se décomplexe. Même si lors de certains jeux, le contact physique, corps
contre corps, existe, personne ne s'autorise à des gestes déplacés. Je pense que ça peut interresser des parents
ou des ados. Ce sont des jeux que j'ai inventés à l'age de 17 ans (et adaptés les dernières années, avec les
films, les séries à la télé et l'imagination de mon mari pour créer des scénari).
Dans un premier temps, composer deux équipes mixtes, si possible autant de garçons que de filles dans chaque
équipe. C'est très important. Pour les épreuves individuelles, chaque équipe décide qui fera l'épreuve, un peu
comme à Fort Boyard. Ces deux membres de l'équipe joueront l'un contre l'autre et le reste des équipes feront les
"obstacles".
- La course de slalom : comme dans un slalom en ski, des membres des équipes qui ne feront pas la course, se
placent sur la plage (ou sur l'herbe) pour faire les piquets du slalom. Ils lévent le bras du coté où le coureur
(ou coureuse) devra passer. Les coureurs devront être pieds nus, pour mieux glisser sur le sable ou sur l'herbe et
être à égualité (tong contre basket, ce n'est pas juste). Et c'est une course contre la montre. Le plus rapide
marque un point pour son équipe.
- La course au trésor des pirates : elle demande une préparation, les "coureurs" (les pirates) devront attendre
sans voir où les "trésors" seront cachés. Le but est de cacher des trésors sur toute la plage ou le village.
Ce sont les non coureurs (les moussaillons) des équipes qui les cachent. Généralement, j'utilise des rubans de
chantier (en plastique blanc et rouge, celui qui sert à délimiter un chantier de construction, on en trouve dans
tous les magasins de bricolage pour pas cher), bien visibles, où on inscrit au stylo, le nom du trésor avec une
valeur en or. Ils sont disposés un peu partout, mais de manière relativement bien visible. Les pirates ne doivent
pas avoir à chercher dans des poubelles, ou sous des voitures (éviter de jouer près des voitures). Le but est
simple : le pirate qui a ammasé le plus de trésors en 5 ou 10 minutes gagne un point pour son équipe.
- La quète du Graal : une équipe joue les dragons et défendent le Graal (un gobelet en plastique) et l'autre
équipe joue les chevaliers (filles et garçons sont chevaliers). Les chevaliers portent autour du buste un ruban
(du ruban de chantier blanc et rouge, chacun peut dessiner ses armoiries dessus). Le ruban doit être accroché avec
des epingles à linge, surtout ne pas faire de noeuds, il faut que le ruban parte très facilement dès que l'on tire
dessus. Le but des Chevaliers : enlever le Graal aux dragons. Les dragons doivent le garder en bloquant leur
adversaire de leur corps, sans utiliser les mains, comme au foot ou au handball, interdiction formelle d'aggriper
ou de tenir son adversaire par les mains, interdiction de faire des croches-pieds. La seule chose qu'un dragon
puisse faire : c'est prendre le ruban du chevalier. Si le chevalier perd son ruban, il est hors course (c'est pour
ça que le ruban doit s'enlever facilement). Les chevaliers déboutés (ceux qui ont perdu leur ruban) peuvent
protéger les autres chavaliers contre les Dragons en faisant rempart avec leur corps (comme les Dragons protègent
le Graal) mais les chevaliers déboutés n'ont plus le droit d'aller à la quète du Graal. Seul un chevalier qui
porte encore son ruban peut se saisir du Graal. La partie se finit quand le Graal est pris par un chevalier (qui a
encore son ruban), dans ce cas, c'est l'équipe des chevaliers qui a gagné. La partie peut aussi se finir quand il
n'y a plus de chevaliers (les dragons ont pris tous les rubans). Pour la partie suivante, les équipes alternent,
les dragons deviennent chevaliers et vice-versa. J'ai oublier de dire que les chevaliers n'ont pas le droit aux
épées (comme un baton de bois) : c'est dangereux. Les chevaliers doivent s'emparer du Graal, pas exterminer les
Dragons !
Si le jeu est un peu brutal (certains participants ne sont parfois pas très "fins") On peut aussi délimiter un
Donjon, une aire délimitée par des petits cailloux ou des coquillages, où les chevaliers peuvent venir se
reposer. Les Dragons n'ont pas le droit de venir prendre les rubans des chevaliers dans le Donjon. Dans ce cas,
il faut que les chevaliers fassent attention, car les Dragons peuvent faire le siège du donjon (en encerclant le
donjon) et les chevaliers ne peuvent plus sortir sans risquer de se faire prendre leur ruban. Si on a affaire à
des brutus, on peut aussi mettre le Graal au centre d'un second donjon où les dragons n'ont pas le droit d'entrée,
mais dans ce cas, il ne suffit pas qu'un chevalier se saississe du Graal, il faut aussi qu'il le ramène dans son
donjon.
J'ai aussi inventé des variantes, avec un donjon de prisonniers (pour les chevaliers kamikazes et les dragons
brutaux). Au départ, j'étais partie sur des règles avec les princesses emprisonnées, les chevaliers, mais avec
ces dernières règles, c'est plus jouable car il n'y a qu'un objectif pour chaque équipe : prendre le Graal ou
empècher de prendre le Graal. Depuis qu'il y a Kamelott à la télé, ce jeu a du succès.
- Le labyrinthe de Minos : les non-coureurs des équipes forment les bords de part et d'autre d'un couloir en se
tenant pas la main ou avec des cordes tenues à la main. Le couloir doit faire plusieurs virages (un labyrinthe).
Les deux coureurs ont les yeux bandés et partent en même temps dans le couloir. C'est au premier qui sort du
couloir qui a gagné. Les non-coureurs peuvent ou non aider les coureurs par la voix. A définir au départ de la
course.
- Le parcours d'obstable : comme dans les épreuves hypiques. Les obstacles peuvent se mettre deux pas deux, en se
tenant pas les mains, le coureur doit passer en dessous des bras de l'obstacle. Un "obstacle" peut être fait pas
un garçon ou une fille seul qui se placera debout avec les jambes écartées, le coureur devra passer à quatre
pattes sous l'obstacle. Pour un troisième obstacle, un garçon ou une fille se mettra à quatre pattes, le coureur
devra passer sous l'obstacle en rampant (sur le ventre ou sur le dos, comme on définit cela avant la course) ou au
dessus à saute mouton. Quatrième type d'obstacle, la poutre : deux garçons ou filles l'allongent sur la plage et
forment une ligne (pied, contre pied). Ils gardent les bras le long du corps (il peuvent avoir les mains prètes à
se protéger les yeux du sable, au cas où). Le coureur doit passer avec un pied de chaque coté de l'obstacle, en
suivant la poutre dans sa longueur. C'est une course contre la montre.
Petite variante : le parcours d'obstacle aveugle : les coureurs ont les yeux bandés et sont aidés par un des
membres de leur équipe qui les guide de la voix et uniquement de la voix. Les "obstacles" n'ont absoluement pas
le droit de dire quelque chose.
Le tunnel sous-marin : les "obstacles" se mettent debout dans l'eau jusqu'au nombril, les jambes écartées. Les
coureurs devront parcourir en apnée le tunnel, en reprenant souffle entre chaque obstacle (attention, l'apnée, ça
peut être dangeureux ! Ne pas faire un tunnel trop long, certain candidats voudraient pousser leur apnée trop
longtemps). C'est bien sur une course contre la montre.
La chaise à porteurs : deux garçons de la même équipe, se tiennent main dans les mains et une fille s'assis sur
leurs bras : un bras sous les jambes au niveau des genoux, et l'autre bras dans le dos. La fille se retient par
le cou du garçons. C'est une course : une chaise à porteurs d'une équipe comme la chaise à porteur de l'autre
équipe. Il y a parfois des réticences. Mais on peut faire une première course avec une chaise à porteurs
complétement féminine (deux filles font la chaise et c'est une troisième fille qui s'y assis) mais très vite on
est pris au jeu et pour gagner, naturellement dans les équipes, ce sont les deux garçons les plus forts qui font
les porteurs et la fille la plus légére qui s'assis sur la chaise. On pourrait croire que les garçons vont en
profiter car leur mains pourraient être baladeuse mais dans le feu de la course, personne n'y pense et le
contact des peaux n'a aucune connotation sexuelle (je précise car on m'a critiquée sur cette course).
L'important, c'est d'avoir des équipes mixtes, garçons et filles, qu'il s'entendent entre eux pour savoir qui
courera. Si c'est garçons contre filles, ce n'est vraiment pas terrible et l'ambiance devient malsaine. Le but
est vraiment que garçons et filles découvrent le corps de l'autre, que ce n'est pas une chose tabou, c'est la
nature qui nous a fait comme ça. Mais, aussi que chacun et chacune n'ai plus honte de se montrer nue, n'est plus
honte de son propre corps. Hisoire de déssacraliser les organes génitaux qui ne sont que des bouts de chair
comme les autres, bout de chair que l'on a tous. Quand un garçon passe au dessus d'une poutre composée de filles
(le parcours d'obstacle), les filles en dessous sont au première longe pour voir son sexe. Et c'est pareil dans
l'autre sens (poutre composée de garçons et une fille qui passe au dessus de la poutre). Quand j'avais 17 ans
(et c'est se que je recommande à ma fille de faire, je l'aide à mettre les jeux en place, mais c'est elle qui
organise. Si ça vient d'un adulte, ça ne marchera pas), j'ai admis dans les équipes que des filles (ou des
garçons) gardent un maillot ou un t-shirt. Généralement, on se prend vite au jeu. En rampant sous un obstacle,
on est génée par son t-shirt, et la concurente sans t-shirt va plus vite. La fois suivante, par envie de gagner,
on enlève son t-shirt juste avant la course, pour gagner la course. Et après la course, on ne le remet plus car
tout le monde vous a vu mais ne vous a pas maté car vous n'êtes pas un objet sexuel en train de s'exhiber mais une
coureuse qui doit gagner une course. Quant au bas de maillot, si on fait le tunel sous-marin et que l'on enchaine
sur le parcours d'obstacle (sur une plage), avec le sable qui colle, généralement, on finit pas l'enlever pour ne
pas être génée. Je peux dire que ça marche à 99 % des cas.
Et après, j'ai d'autres jeux pour continuer la découverte :
- Picasso : il faut deux sauts d'eau, des tubes de gouache que l'on utilisera pour teindre l'eau, deux grosses
éponges (genre celles utilisée pour laver des voitures) ou bouts de chiffons. Chaque équipe designe un peintre,
les autres membres du groupe servent de "toiles" : en 10 minutes (ou moins s'il n'y a pas beaucoup de toiles),
les peintres doivent recouvrir entièrement et uniformément de peinture (de la tète au pied sauf la figure, et les
dessous de pied), leurs toiles. Celui qui gagne est celui qui a le plus recouvert ces toiles. Il faut jouer à
ça au bord de la plage pour que les toiles aillent se laver au plus vite, ou près d'un point d'eau (tuyau
d'arrosage). La première fois que j'ai proposé ce jeu, on m'a dit que l'on n'était plus des enfants, j'ai
insisté et une fois que deux cobayes ont essayé, ils voulaient tous recommencer (il faut dire que généralement
avec le tuyau d'eau pour laver les "toiles", ça tourne à la bataille d'eau). C'est d'ailleurs ce qui nous a
inspiré le jeu suivant :
la bataille de Bob l'éponge : il faut trouver deux ou trois sauts par équipe, chaque équipe teind son eau d'une
couleur différente. Chaque équipe a plusieurs éponges, il faut les lancer sur les menbres de l'équipe adverse.
Ceux qui ont le plus "peint" leur adversaire ont gagné. Seul problème de ce jeu : ça tourne au pujila, on ne
sait jamais clairement qui a gagné. Et ne pas faire ça sur une plage bondée, près de voiture, de tente, de
caravane ou de maison (certains n'apprécient pas des tâches de peinture sur leur voiture, ils ne comprennent
pas que c'était des balles perdues...) Pour ces jeux, il faut mieux être nus, sinon, les habits, ça craint un peu
(mais ce n'est que de la gouache). Disons, que parfois, on arrive à convraincre la dernière retiscente.
- Le transport du sable (uniquement sur une plage) : les equipes se débrouille comme elles veulent pour
transporter le plus de sable d'un point A à un point B, mais ils n'ont que l'eur corps à disposition (pas
droit à des sachets plastiques, bassines, pelles) et leur imagination... Voir la fin de Fort Boyard...
Et si vous avez d'autres idées de jeux, envoyez les mois, Bises, Lucile